Un nouvel ouvrage critique, « Cartographie de l’exil », vient de paraître chez Actes Sud autour de l’œuvre de Mahmoud Darwich

Littérature

Mahmoud Darwich et la mémoire de l’exil

Alors qu’un nouvel ouvrage critique, « Cartographie de l’exil », vient de paraître chez Actes Sud autour de l’œuvre du poète palestinien, l’auteur, Kadhim Jihad Hassan, en partage avec ferveur sa vision.

OLJ / Par Joséphine HOBEIKA, le 13 février 2021

Poète, essayiste, traducteur et professeur des universités, Kadhim Jihad Hassan est né en Irak. En 1976, il s’installe en France où il rencontre au début des années 80 Mahmoud Darwich qui l’invite à participer à la revue al-Karmel qu’il dirige depuis Paris. « Nous étions tout un groupe de jeunes intellectuels arabes de la diaspora et nous nous voyions très souvent, dans une ambiance fraternelle, avec Élias Sanbar, Farouk Mardam Bey et d’autres, c’était comme une famille », se souvient celui qui a entre autres traduit en arabe La Divine Comédie de Dante et les Œuvres poétiques de Rimbaud. Conscient du succès réel des textes traduits de Mahmoud Darwich, qui ont pu donner lieu à plusieurs sujets de thèse ou à des émissions diverses, l’essayiste a constaté qu’il manquait une approche analytique globale de l’œuvre du poète palestinien, et une critique développée et approfondie. En 2017, il coordonne un grand numéro de la revue Europe sur le poète. La même année, une chaire culturelle et académique Mahmoud Darwich est créée par l’Université de Bruxelles, avec plusieurs écrivains et chercheurs internationaux, dont certains des auteurs qui interviennent dans Cartographie de l’exil (Actes Sud). « Cette structure s’intéresse à la poésie, mais aussi aux cultures arabe et mondiale. Elle permet d’élargir l’approche de l’écriture de Darwich, ce qui a été favorisé par un colloque que j’ai organisé à l’Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales) sur le poète, où certaines interventions, très appréciées, ont été élargies pour apparaître dans Cartographie de l’exil », précise celui qui a initié cet ouvrage qui alterne des approches de macro et de microstructure. Certains des auteurs étaient des proches du poète, et leur appréhension des textes est enrichie par une relation personnelle avec celui qui a toujours refusé d’être considéré comme un poète de la résistance. D’autres manifestent une connaissance minutieuse et originale de son œuvre. Les problématiques abordées sont variées : la question de la traduction, l’intertextualité, la thématique du sable, la poétique du masque, les liens entre poésie et histoire…

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