Hamasat de Maroun Bagdadi fait partie de la trentaine de films libanais que Netflix a eu la brillante idée d’exhumer

Film

Nadia Tuéni parcourt le Liban en 1980, et l’on dirait que c’est aujourd’hui...

« Hamasat » (« Murmures » en français, « Whispers » en anglais) de Maroun Bagdadi fait partie de la trentaine de films libanais que Netflix a eu la brillante idée d’exhumer au lendemain du 4 août 2020.

OLJ / Par Gilles Khoury , le 22 janvier 2021

Netflix vient d’exhumer ce trésor caché du réalisateur Maroun Bagdadi, au fil duquel il accompagne la poétesse Nadia Tuéni en 1980, alors qu’elle redécouvre son pays encore plus abîmé par la guerre civile, mais son Liban plus fou et attachant que jamais…

Impossible de repenser à l’œuvre du réalisateur et scénariste libanais mort en 1993 sans citer Les Petites Guerres, présenté en 1982 dans la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes, et dont le titre résume à lui seul la mise en abîme qu’emboîte la trame du film : les petites batailles, personnelles et intimes, de trois jeunes Libanais qui se cherchent au cœur d’un Liban changeant, fouetté par les prémices de la guerre civile. Impossible, non plus, de ne pas évoquer son Hors la vie, sélectionné pour le Festival de Cannes 1991 (prix du jury ex aequo avec Europa de Lars von Trier). À l’époque, le réalisateur libanais s’était inspiré du récit du journaliste Roger Auque, qui avait fait partie des otages français au Liban, pour raconter le kidnapping d’un jeune reporter français (interprété par Hippolyte Girardot) et ainsi revenir sur le sort des otages de cette guerre absurde. Sur la page Wikipédia de Bagdadi, en plus de ces deux longs-métrages qui lui ont valu sa notoriété, toutefois sous-estimée par rapport à son immense talent, tous ses autres films sont également mentionnés. Mais, étrangement, il en manque un qui a peut-être été omis, comme le sont ces trésors qu’on retrouve, avec le temps, au fond d’un tiroir et dont on se demande comment on a pu les oublier. Il s’agit de Hamasat, Murmures en français, Whispers en anglais, datant de 1980 et que Netflix a eu la brillante idée d’exhumer, avec une trentaine d’autres films libanais, au lendemain du 4 août 2020...

L’Orient-Le Jour est le seul quotidien libanais d’expression française, né le 15 juin 1971 de la fusion de deux journaux, L’Orient (fondé à Beyrouth en 1924) et Le Jour (fondé à Beyrouth en 1934)... Lire la suite, cliquer ici.

Lien : l’article sur le site de l’Orient-Le-Jour

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