Avec sa première production arabe, « Jinn », Netflix peint le portrait maladroit d’une jeunesse émancipée au Moyen-Orient

Le HuffPost Maroc est allé à la rencontre des réalisateurs et acteurs de cette série qui a suscité une vive polémique en Jordanie.

Par Yasmine Bidar
HuffPost Maroc, 20/06/2019

SÉRIE - De Amman la Blanche à Petra la Rose, cité millénaire, “Jinn”, la toute nouvelle production du géant américain Netflix, nous entraîne dans le quotidien d’une bande d’adolescents presque ordinaires... à un détail près : ils sont chasseurs de “djinns” (esprits bienfaisants ou maléfiques, ndlr). Dans cette quête effrénée du bien contre le mal, le registre du surnaturel sert surtout de prétexte pour aborder, très timidement, des thématiques plus réalistes et ancrées dans la vie des ces ados jordaniens : l’amour naissant, l’amitié et le passage à la vie adulte.

Pour sa toute première production arabe, Netflix n’a pas lésiné sur les moyens pour offrir au public du Moyen-Orient (et au monde) une série jusque-là inhabituelle dans le paysage audiovisuel régional, et pour combler le manque de contenu local qui a freiné Netflix dans sa conquête arabe. Surfant sur la vague du surnaturel et du “teen-movie”, “Jinn” suit la vie d’un groupe de lycéens confrontés à deux puissants et mystérieux djinns relâchés dans la nature. L’un souhaite mettre à mal l’humanité et sème la zizanie dans le quotidien de ces jeunes des beaux quartiers d’Amman, jusqu’à en pousser certains dans leurs retranchements. L’autre veut faire régner la justice, l’ordre et le bien...

Jinn affiche en anglais

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