La mer ne baigne pas le Liban. Le pays des cèdres raconté par ses écrivains

Le Liban est un petit État du Proche-Orient avec un long littoral ouvert sur la Méditerranée, un pays maritime si l’on en croit sa position géographique, mais son caractère et son identité peuvent-ils se définir ? Des écrivains tentent de répondre à la question.

L’horizon marin est un horizon liquide qui habitue celui qui l’observe depuis la côte à perdre ses repères, à penser son identité comme non immuable, comme une mosaïque construite par les embarquements et débarquements incessants. Cependant, l’histoire contemporaine du Liban raconte tout autre chose ; sa société semble être constituée de communautés a-sociales (la–igtima‘iyya), « enfermées dans leurs traditions par du fil barbelé », comme les définit le poète syrien Adonis dans son essai Beirut. La non-città (Beyrouth. La non-ville, Medusa, 2007 ; trad. Andrea Celli). La mer influence peu la société libanaise qui, comme l’affirme le sociologue Ahmad Beydoun, s’est développée en tournant le dos à l’eau pour poser son regard sur la montagne, lieu réel et symbolique.

Lien : L’article de Silvia Moresi sur Orient XXI

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