L’Apport scientifique arabe à travers les grandes figures de l’époque classique de Moulaye Ahmed, Salah Ould en ligne

Chacun sait que les sciences connurent un essor considérable dans le monde arabo-musulman classique. Toutes furent concernées, de l’astronomie à la botanique, en passant par la médecine et les mathématiques. À côté des sciences rationnelles, dans lesquelles la raison était le moyen d’accéder à la vérité, il faut relever les sciences traditionnelles (exégèse, droit musulman, sciences du langage, etc.), qui se fondaient sur le donné révélé. L’ensemble de ces sciences s’ouvrit au bouillonnement intellectuel auquel contribuèrent des savants aussi éminents qu’Avicenne ou Averroès. Il n’est donc guère étonnant de constater que cette civilisation fut une de celles qui produisirent le plus d’œuvres scien-tifiques, dont beaucoup d’ailleurs attendent encore d’être éditées.

Plusieurs raisons permettent d’expliquer l’activité scientifique intense qui se développa dans l’aire culturelle arabo-musulmane entre les viiie et xive siècles : assimilation de l’héritage grec, persan, indien, mésopotamien, émergence d’une langue scientifique de communication (l’arabe), environ-nement culturel favorable à la science et à la connaissance en général, forme d’émulation et de tolérance intellectuelles, mécénat généralisé, création d’ins-titutions scientifiques (bibliothèques, Bayt al-Hikma, madrasas, hôpitaux-écoles, observatoires astronomiques), possibilité donnée aux savants de circuler dans cette aire immense et d’accéder aux centres du savoir, comme l’a montré J. Kraemer...

Lien : L’Apport scientifique arabe

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